📰 La Revue de TheRaphit.com Article n° 41 [20 janvier 2026] [Article au hasard 🎲] [Précédent]  Dernier 

Goldorak

La légende d'Actarus


[Accès direct au téléchargement des épisodes]

Est-ce qu'il y a le reboot de 2024 aussi ?

[Goldorak] [Actarus]

[La FAQ totalement non-officielle]



Il était impossible de bien commencer l'année 2026 sur La Revue sans un nouvel article dédié à une série culte !

Aujourd'hui nous nous intéressons donc à Goldorak (Grendizer en version originale), datant de 1975. Devenue absolument mythique, son succès fulgurant (à l'image des poings du robot) était en réalité assez inattendu, aussi bien du côté japonais que du côté français. Pour cette raison, sa programmation en France débutera de manière assez timide en 1978... Ce sera réellement à partir des années 1980 que le grand public la découvrira.



Sur la lointaine planète Euphor, l'empire des forces de Vega (du nom de leur souverain) assouvit sa soif de conquête en s'emparant par la force de ce monde pacifique, non sans en massacrer la majeure partie de la population ainsi que la famille royale. Mais le jeune prince Actarus parvient à leur échapper à bord de Goldorak, un robot géant pouvant voyager dans l'espace grâce à sa soucoupe porteuse.

Ayant trouvé refuge sur la planète bleue, le « prince de l'espace » n'aspire qu'à vivre en simple terrien, ne rêvant que de paix. Deux ans plus tard, alors que ses ennemis se rappellent à son « bon » souvenir, le sens aigü du devoir d'Actarus le conduit à reprendre avec courage les commandes de Goldorak. Celui-ci va désormais tout faire pour que la Terre ne subisse pas le même sort que sa planète natale.

Présentation et histoire de la création de Goldorak



La série s'intègre pleinement dans la grande époque de la fascination pour l'espace, caractéristique des années 1970. Plusieurs événements ont posé les bases de ce contexte favorable, mais le plus déterminant en ce qui concerne Goldorak, c'est le phénomène OVNI des années 1950-1960 et les histoires abracadabrantesques associées. A ce moment tout le monde attend, soit avec appréhension, soit avec impatience, l'instant où une « soucoupe volante » atterira au beau milieu de son champ, à l'image du personnage Rigel qui observe les appareils étrangers, et tente à chaque fois de les contacter.

[Capture épisode 02 : Rigel #1]  [Capture épisode 03 : Rigel #2]

A ce titre, le design des vaisseaux construits par les envahisseurs extraterrestres de l'empire de Vega s'inspire clairement de l'imaginaire collectif associé aux OVNI à l'époque. Par ailleurs, l'homme n'ayant posé son pied sur la Lune qu'à peine six ans auparavant, le satellite naturel de la Terre occupe une place de choix dans l'intrigue, en tant que lieu d'emplacement de la base avancée de l'empire de Vega.

[Capture épisode 01 : Appareils de Vega]  [Capture épisode 02 : Le Camp de la Lune Noire]  [Capture épisode 06 : La soucoupe d'Hydargos décollant de la Lune]

Tout cela inspirera également le design de l'appareil expérimental d'Alcor du début de la série, appelé OVT (T.F.O. en version originale) pour « Objet Volant Terrien », et bien sûr celui de Goldorak et de sa soucoupe.

[Capture épisode 11 : Goldorak et l'OVT]

Les appareils conçus par le Pr Procyon, apparaissant ultérieurement, auront un design terrien plus conventionnel.



L'histoire de la conception de Grendizer, puis celle de son arrivée en France sous le nom de Goldorak sont assez rocambolesques.

La série a en effet été créée à la demande de Popy (future Bandaï) qui commercialisait les produits dérivés de Mazinger, manga à succès mettant en scène un robot géant et écrit par Gō Nagai, le futur dessinateur de Grendizer. La société souhaitait en effet vendre davantage de jouets, et a travaillé avec Fuji TV à l'élaboration d'un nouvel anime du même genre, mais incluant aussi des extraterrestres afin de bénéficier de cet engoûment pour l'espace, et d'élaborer de nouveaux designs.

Une partie de l'univers de Mazinger a été repris, à l'image du personnage de Kōji Kabuto (Alcor), car Popy y tenait absolument pour « connecter » les deux séries et vendre encore plus de produits... Cependant il n'était pas question de faire de Grendizer une simple suite de son prédécesseur, mais bel et bien une création originale.

[Mazinger]  [Kōji Kabuto]

Bien que Goldorak puisse donner aujourd'hui l'impression d'avoir mal vieilli, il faut savoir qu'à l'époque, son design ainsi que la mise en scène des combats sont de réelles avancées par rapport aux séries d'animation « mecha » antérieures. Cela est notamment porté par les magnifiques musiques de Shunsuke Kikuchi (1931-2021) que l'on retrouvera dans Dragon Ball et sa suite, celles-ci contribuant également sans aucun doute au succès des aventures de Son Goku.



Goldorak va faire partie du début de la grande vague d'importation des séries japonaises en France, presque par hasard. Les chaînes françaises, qui souhaitent développer leurs programmes jeunesse, achètent les droits des anime en masse, sans vraiment s'intéresser individuellement à chacune de ces oeuvres. Cela leur coûte en effet 20 000 francs par épisode tandis qu'un dessin animé produit en France revient à 30 000 francs la minute.

Acquises aléatoirement puis adaptées à la va-vite par des équipes qui ne comprenaient pas grand-chose aux mangas ni au japonais, elles débarquent sur les écrans français en présentant des différences sensibles vis-à-vis de leur version originale. C'est le cas de Goldorak, où tous les noms de personnages ont été changés (sauf Vega, voir la première question de la FAQ) ainsi que plusieurs éléments de l'intrigue. A titre d'exemple, il n'y a pas de « Golgoth » en japonais, ce nom étant d'inspiration biblique.

Cela explique, entre autres, la programmation timide de Goldorak lors de ses débuts en France, avant que son succès rententissant ne se confirme.

La FAQ totalement non-officielle



Pour changer un peu de ce que j'écris normalement sur mes pages dédiés aux séries, je vous propose cette fois une petite liste de questions et réponses, rassemblant les interrogations les plus courantes au sujet de Goldorak ! Tout cela n'a rien d'officiel bien entendu, mais les informations que j'ai pu glaner m'ont eu l'air plutôt solides et les réponses devraient donc être fiables. Si vous constatez cependant que des erreurs se sont malencontreusement glissées, n'hésitez pas à me le signaler.

Cliquez sur une question pour afficher la réponse correspondante.


D'où vient le nom Goldorak de la VF ?
C'est en effet une pure invention française. L'importateur du dessin animé, Jacques Canestrier, trouve que Grendizer ne sonne pas bien dans la langue de Molière. Il prend alors pour base Goldfinger, le nom d'un célèbre ennemi de James Bond, commençant par la même lettre et phonétiquement semblable. De plus, il trouve que « Gold » fait assez « premium » (sans commentaires...)

[Auric Goldfinger]  [Mandrake]

Par suite, Canestrier mêle celui-ci au nom du magicien Mandrake, afin d'obtenir quelque chose d'original. Cela aurait aurait donné « Goldrake » en premier jet, mais sa fille de huit ans n'arrive pas à prononcer correctement ce nom. C'est alors elle qui va suggérer à son père « Goldorak » à la place !

Au passage, les noms des protagonistes que l'on connaît tous, inspirés d'étoiles et de planètes pour coller au thème de la série, sont également une pure invention franco-française.

[Grand Stratéguerre]

Cela permettait aussi de faire écho au nom de l'antagoniste principal, s'appellant lui véritablement Vega (« Grand Stratéguerre » est un titre).

Goldorak fonctionne-t-il avec des commandes vocales ?
C'est probablement l'une des questions les plus débattues. Actarus a pour habitude d'annoncer systématiquement ses attaques à haute voix, ce qui a laissé penser à de nombreux fans au travers des années que Goldorak se pilotait à la voix.

Cependant à chaque action, Actarus actionne clairement un bouton ou un levier.

[Commande Goldorak #1]  [Commande Goldorak #2]

En réalité, il s'agit de la reprise d'un vieil usage des films d'art martiaux japonais traditionnels, où les opposants combattent de manière codifiée et ritualisée en annonçant le nom de leur prochaine attaque. Cela se retrouvera dans de multiples séries japonaises par la suite, Dragon Ball en tête mais même aussi Jeanne et Serge, ainsi que dans nombre de jeux vidéo.

Accessoirement, cela permet de « meubler » les scènes de combat, notamment lors d'un affrontement contre une machine autonome, qui ne parle pas.

Pourquoi Actarus effectue-t-il plusieurs tours lors de son transfert ?
Cette particularité a suscité au moins autant d'interrogations que la question précédente. Aucune explication n'est donnée sur l'intérêt éventuel de ces rotations, et une théorie régulièrement avancée est qu'Actarus peut ainsi observer ses environs pendant le transfert. Toutefois le couloir dans lequel se déplace son siège ne montre aucune fenêtre.

[Couloir transfert Goldorak]

Cela n'a probablement qu'un but artistique, ce qui semble être confirmé lors de certains épisodes où l'on découvre la manoeuvre sous différents points de vue.

[Transfert d'Actarus - Angle #1]  [Transfert d'Actarus - Angle #2]

C'est une manière de montrer au spectateur les deux cabines différentes, et plus généralement la taille imposante du robot et de sa soucoupe.

Les ennemis d'Actarus sont-ils originaires de l'étoile Véga ?
Les titres de quelques épisodes et plusieurs répliques tout au long de la série peuvent le laisser entendre. Bien que cela soit en effet le nom de leur chef, aucun dialogue en version originale ne permet d'affirmer que la planète Stykadès de provenance de la plupart d'entre eux soit en orbite autour de l'étoile Véga.

[Stykadès]

Le nom de l'antagoniste principal a probablement été choisi par les scénaristes japonais pour qu'il s'intègre au thème spatial de l'anime, sans rapport avec son origine. Véga restant l'une des étoiles les plus connues du grand public.
Y'a-t-il une différence entre les « Golgoths » et les « Antéraks » ?
En principe, les « Antéraks » sont censés être des engins pilotés, tandis que les « Golgoths » sont des robots autonomes.

Mais d'un épisode à l'autre, il arrive que ce soit tout simplement l'inverse... La raison, c'est que cette distinction de nommage entre les deux types d'adversaires de Goldorak est à nouveau une spécificité de la version française. Leur aspect étant par ailleurs parfaitement similaire.

[Golgoth]  [Antérak]

Dans la version originale, aucune différence de nom n'est employé, bien qu'en effet certaines de ces machines soient pilotées et d'autres non.

Goldorak est-il un Golgoth ?
L'origine de la machine de guerre d'Actarus fait souvent débat et à juste titre.

En effet dans la version française de l'épisode 02, il est dit que Vega aurait conçu celle-ci dans le but de conquérir l'Univers, et qu'Actarus serait parvenu à lui subtiliser pendant la bataille d'Euphor.

[Goldorak sur Euphor] [Bataille d'Euphor]

A l'inverse dans la version originale, il est expliqué que Goldorak a été conçu sur Euphor et il est même précisé dans l'épisode 49 que celui-ci est à l'effigie du dieu protecteur de la planète.

La motivation principale de l'attaque d'Euphor par l'empire de Vega aurait été justement de s'en emparer. Ils n'y sont pas parvenus, mais ils ont pu toutefois récupérer des données technologiques liées à sa conception.

Quel est le « point faible » de Goldorak, évoqué dans certains épisodes ?
Pour une fois, il ne s'agit pas d'un « artéfact » de traduction hasardeuse.

Au moment où Actarus utilise « transfert » pour passer de la soucoupe au robot, il ne peut ni voir ce qu'il se passe autour de lui, ni réagir à quoi que ce soit puisqu'il ne se trouve aux commandes d'aucune des deux machines durant la manoeuvre, laquelle dure exactement 13,5 secondes.

[Levier de transfert]  [Manoeuvre de transfert]

Le Pr Procyon craint alors que les stratèges de Vega aient découvert ce point faible en analysant les combats antérieurs de leurs engins contre Goldorak.

Le cas échéant, ils pourraient l'exploiter en forçant Actarus à changer de machine à un instant précis, de manière à lancer une attaque déterminante durant cette petite fenêtre temporelle.

Pourquoi tous les Golgoths n'attaquent-ils pas simultanément ?
C'est probablement l'argument avancé le plus souvent dans le but de critiquer la faiblesse scénaristique de la série.

Néanmoins, étant donné que la technologie permettant de créer des engins transformables et modulaires a été acquise tout récemment par l'empire de Vega, il est naturel qu'il soit nécessaire d'éprouver ces nouvelles machines au combat avant de les produire en masse.

Il va d'ailleurs y avoir une progression constante de la puissance des Golgoths et Antéraks au fur et à mesure des épisodes, ce qui va forcer Actarus à devoir s'adapter, en permettant à Goldorak de s'appuyer sur d'autres appareils tels qu'Alcorak, Vénusiak et Fossoirak.

[Goldorak + Alcorak]  [Goldorak + Fossoirak]

Enfin il est à noter que la série montre sans ambigüité les rivalités qui existent entre les différents commandants des forces de Vega, chacun d'entre eux cherchant à éliminer le prince d'Euphor le plus rapidement possible, de manière à pouvoir être le seul à s'attribuer le mérite d'avoir réussi à conquérir la Terre.

[Médaille Vega]

De plus, ceux-ci subissent aussi la pression constante de leur souverain, qui attend d'eux des résultats. Sa patience finira d'ailleurs par atteindre ses limites, puisque vers la fin de la série, Vega décide de prendre lui-même en charge les opérations.


L'intégralité de Goldorak en téléchargement



J'ai pu vous obtenir une édition remasterisée, publiée à l'origine en DVD par AB Productions durant les années 2010. L'avantage, c'est que vous y retrouverez Goldorak dans une version parfaitement fidèle à celle diffusée en France à partir de 1978, qui respecte le format 4:3 du 20ème siècle, mais dans une meilleure résolution (704 × 560) qu'à la télévision. Et en prime, vous disposez de la version originale en japonais avec les sous-titres en français ! Pour l'avoir passée sur un projecteur, il n'y a rien à redire sur la qualité, bien que ce ne soit pas pour autant celle d'un anime moderne. On parle quand même d'une série qui a plus de 50 ans !

L'inconvénient par contre, c'est que parmi tous les génériques francophones qu'a connu Goldorak, AB a retenu la version méga gnan-gnan de Noam. 🙄 Qui plus est, il n'est pas possible de se débarrasser de cette infâmie en sélectionnant la piste en VO, la bande-son du générique japonais n'ayant pas été intégrée alors qu'il s'agit pourtant exactement de la même séquence vidéo... Je me demande vraiment ce qui a motivé un tel choix, et seul le Tout Puissant doit le savoir...



Je ne pouvais donc pas vous laisser sans rien d'autre, cela aurait été inacceptable. Je vous ai donc déniché le générique des Goldies justement nommé La légende d'Actarus (c'était obligé) comme le sous-titre de cette page !

Il est à noter que dans celui-ci, l'instrumental a été repris directement du générique japonais.



Télécharger ce générique - Vidéo MP4 (38 Mo)

De plus, on a visiblement affaire ici à une vidéo de travail à un stade assez primitif de l'adaptation française : les crédits sont encore en japonais, et le titre est même traduit par le nom initialement prévu : Goldrake (voir la première question de la FAQ ci-dessus). Collector !



La série est constituée de pas moins de 74 épisodes de 24 minutes.

Il est parfois considéré qu'il y a trois « saisons » bien qu'une telle distinction ne fut pas pratiquée à l'époque. Ces regroupements en pseudo-saisons sont délimités par deux couples d'épisodes-charnière, sans interruption d'action entre chacun d'entre eux : les 26 et 27, puis les 52 et 53.

Mais plutôt que de découper la série en trois, vu qu'on parle finalement d'un téléchargement de volume comparable à ce que je propose habituellement sur le site, je vous ai préparé une unique méga-archive.

⋙ Goldorak - VF+VOSTF, 1975 ⋘
Archive ZIP comprenant les 74 épisodes au format MKV - (15 Go)

De la même manière que pour les Cités d'Or, j'ai dupliqué quelques épisodes pour vous permettre de déterminer si la qualité vous convient. Vous pouvez ainsi télécharger indépendamment les deux premiers, mais aussi les trois derniers qui correspondent à la conclusion de la série. Je l'ai prévu spécialement à l'attention de ceux qui ont manqué la fin à l'époque, et qui souhaitent juste voir comment ça se termine !

[01 - Les Frères de l'espace] [02 - Le Prince d'un autre monde]

[72 - La Princesse amoureuse] [73 - Pour l'amour de la Terre] [74 - Ce n'est qu'un au revoir]

Il vous faut compter sur 200 Mo de téléchargement pour chacun de ces épisodes. Comme toujours, ils sont identiques à ceux présents dans l'archive et vous n'avez donc pas besoin de récupérer ces vidéos séparément si vous avez déjà téléchargé le ZIP.



*Tip* Comment lire les fichiers ? Le ZIP est une archive, que tous les systèmes récents sont capables d'ouvrir directement comme un répertoire. Vous pouvez donc lire les fichiers vidéo directement depuis, ou les copier en dehors de l'archive si vous préférez.

Ensuite pour lire les fichiers MKV, téléchargez et installez le logiciel VLC media player qui existe aussi pour toutes les plateformes (Windows, Linux, macOS, Android et iOS). VLC est même disponible sur certaines SmartTV ou projecteurs.

Comme vous l'avez peut-être lu rapidement en haut de cette page, la série a bénéficié d'un authentique reboot avec la participation de Gō Nagai. Dans ce nouvel anime, l'intrigue et les personnages sont retravaillés, un peu à l'image de ce qui a été fait avec Rebuild of Evangelion.

Cette production ayant été bien accueillie par la critique ainsi que par les fans, TheRaphit a décidé de s'y intéresser pour vous !

Accéder à la page additionnelle ⋙ Goldorak U (2024)

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