📰 La Revue de TheRaphit.com Article n° 48 [20 avril 2026] [Article au hasard 🎲] [Précédent]  Dernier 

Le population slop


[Terre pleine] [Bombe de la population] [Déséquilibre de la Terre]

La bouillie surpopulatoire dont personne ne parle




J'ai souvent évoqué le sujet sur mon site, sans pour autant y dédier une page complète.

Mais alors qu'on nous bassine encore avec du « réarmement démographique » et qu'un nouveau rapport gouvernemental et parlementaire sur la natalité est en préparation, il était temps que je m'y mette, plutôt que de ne parler de surpopulation seulement dans quelques paragraphes par-ci, par-là.

D'autant plus qu'il y a un fait particulièrement étrange : personne n'aborde le sujet en public, même les plus radicaux des écologistes pour lesquels l'humanité serait pourtant le cancer de la planète...

Pourquoi les politiciens alimentent-ils cette frénésie démographique ?

On va préciser ce point vite fait, car le but de cette page n'est pas de discuter des élucubrations de nos néo-aristocrates. La raison en est très simple : comme toujours, ils ont la trouille. Ils savent que mener une réforme des retraites ou du système de santé signe systématiquement leur arrêt de mort.

A cela, il faut ajouter que repousser la résolution des problèmes à l'infini via la dette, ça ne peut fonctionner que s'il y a de l'inflation (donc érosion volontaire de l'épargne du peuple, à son insu) et cela nécessite une augmentation constante de la population pour l'alimenter.

Ca c'est dit, passons maintenant au vif du sujet !

La menace devenue un mythe... Vraiment ?



Au 21ème siècle, la surpopulation est devenue une espèce de croque-mitaine pour les décideurs : quelque chose qui a effrayé la société citadine et industrielle, lorsque celle-ci était toute jeune. Maintenant qu'elle a dépassé de loin l'âge de raison (et qu'elle est même devenue un peu sénile sur les bords), plus personne de « sérieux » n'ose évoquer ce prétendu monstre qui ne ferait peur qu'aux enfants.

[Le croque-mitaine]

Les progrès scientifiques et technologiques ont rapidement fait oublier les prédictions catastrophiques de Malthus ou d'Emrlich, l'auteur de The Population Bomb. Mais cependant, il n'empêche que la surpopulation reste une sorte de « source de tous les maux » qu'on se plaît à oublier pour une raison simple : tout le monde en est un peu responsable, même si certains le sont plus que d'autres.

En attendant, les véritables écologistes (comme il n'y en a plus) eux, ne s'y trompaient pas.

[Commandant Cousteau]

« La première pollution, c'est la surpopulation. »

  – Jacques-Yves Cousteau  

Cette menace environnementale n'est pourtant pas nouvelle, et à l'époque où j'étais un petit jeune insouciant (oui, ça ne date pas d'hier...) on nous expliquait pourtant chaque année en cours de biologie que « il faudrait trois à quatre planètes pour soutenir notre mode de vie moderne ».

Partant de là, en considérant qu'il est sage de conserver une marge confortable quant au nombre de ressources prélevées à la Terre, on arrivait à un nombre soutenable d'êtres humains d'environ 800 millions au maximum.

Ah oui, ça ne fait pas des masses dit comme ça. Et d'ailleurs, je me suis amusé à demander à Grok un chiffre actualisé - histoire de voir si tous ces chatbots peuvent nous sortir une information utile pour une fois - et la réponse de l'aggrégateur du savoir de l'humanité... C'est qu'il n'en sait rien.

La réponse complète de Grok – Cliquez pour afficher
Précisément, la question posée était la suivante :
What should be the maximum number of humans on Earth in order to never deplete natural resources?
Et voici la réponse :

[Réponse de Grok]

Une fourchette allant de 1 à 8 milliards, nous voilà bien avancés... Je passe rapidement sur le délire des 9 à 16 milliards en évoquant la « colonisation spatiale », ce qui n'est absolument pas ce qui était demandé. On sent qu'Elon Musk est passé par là...

Les tenants de la « surpopulation mythique » avancent par ailleurs les arguments suivants :
  • la nourriture est abondante, elle est seulement très mal répartie
  • les grandes villes sont surpeuplées, mais la Terre ne l'est pas
  • les conflits sont idéologiques ou ethniques, et non pas liés aux ressources
Je précise que bien que cet article comporte cette liste à puces, il est certifié « non écrit par ChatGPT » (ou Grok, ou tout autre perroquet stochastique).

Il n'est certes peut-être plus question d'un danger existentiel, mais ce qu'il se passe aujourd'hui est en réalité à l'image de ce qu'il se passe sur Internet : si le fameux « AI slop » ne menace pas directement le Web, il crée un bruit de fond qui en rend l'expérience désagréable. Passer des heures à parcourir plusieurs moteurs de recherche pour trouver une information pertinente noyée dans la bouillie d'IA c'est spécialement agaçant et improductif...

Un peu comme se retrouver coincé dans les embouteillages, faire la queue aux urgences ou devoir payer pour visiter des sites touristiques qui furent pourtant ouverts gratuitement au public pendant des siècles.

[Fontaine de Trevi]

Aujourd'hui, nous sommes face à un population slop qui dégrade la qualité de vie de ces milliards d'êtres humains, parfois jusqu'à des niveaux indignes d'une époque se voulant « civilisée » telle que le 21ème siècle.

Et même au sein des sociétés les plus privilégiées, cela engendre stress, agressivité et suicides. Dans la réponse de Grok ci-dessus, la fourchette basse de 1-3 millards mentionne bien la qualité de vie en tant que premier argument. Par ailleurs, dans mon article n° 24, j'avais aussi listé les raisons pour lesquelles la surpopulation est une sorte de racine du mal auquel il faudrait appliquer un traitement de choc, avant de pouvoir s'occuper avec sérénité des autres maux.



Cet énorme volume d'activité humaine engendre enfin une certaine lassitude, où la plupart ne résignent à ne plus tenter de changer le cap du paquebot.

Si l'on veut que chacun puisse avoir droit au chapitre, il est nécessaire d'éclater ces grands centres urbains où les populations se concentrent sans jamais décider de ce qu'il s'y passe. Et vu les niveaux atteints, pour revenir à un ensemble de petites localités où chacun des habitants aurait son mot à dire sur la manière dont elles sont gérées, il faut réduire drastiquement la population humaine.

[Centre urbain] [Petite localité]

Et nos fameux 800 millions représentent probablement un grand maximum.

Comment y parvenir ?



Cela est-il totalement illusoire d'arriver à diviser par dix le nombre d'humains ? En réalité pas du tout. En considérant par exemple un taux de fécondité de 0,8 (signifiant donc que sur dix femmes, huit ont un enfant unique et les deux autres, aucun) on obtient le schéma suivant :

                                
                                
                                
                                
                                
                                
                                
                                
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  →  
            
            
            
            
  →  
        
        
        
Génération 0
8 milliards
 
Génération 1
3,25 milliards
 
Génération 2
1,35 milliards
 
Génération 3
625 millions


Chaque petit carré représente ici 125 millions d'êtres humains, et les valeurs sont arrondies à l'excès à chaque étape. Il ne faut que quatre générations pour parvenir au paradis ! A noter qu'un taux de fécondité de 0,8 enfant par femme n'a rien d'utopique, et certains pays développés sont même déjà en-deça.

Quelle méthodologie ? A partir justement des pays où la natalité a chuté et par rapport à ce qui a été tenté par le passé, on peut résumer globalement [❌ ce qui ne fonctionne pas ] ainsi que [✅ ce qui fonctionne ].




❌ La répression de la natalité

Les chinois ont testé pour nous, et clairement cela ne marche pas du tout. Leur population a plus que doublé sous la politique de l'enfant unique, incitant même des parents à cacher des naissances, ce qui n'a entraîné que tourments et précarité.

Ceci est à l'origine d'un cercle vicieux : la pauvreté ne fait qu'augmenter la natalité qui augmente à son tour la misère.

Ce n'est qu'en abandonnant partiellement le communisme et en permettant l'émergeance d'une classe moyenne que la Chine a finalement pu réussir à freiner sa natalité.



❌ La propagande anti-nataliste

Diffuser une information en masse via un canal officiel ne fait qu'inciter à penser qu'il doit y avoir une arnaque quelque part.

C'est particulièrement vrai lorsqu'on associe les politiques natalistes aux régimes totalitaires, en disant en gros que « faire des enfants, c'est facho ».

Cela n'a pas été tenté à l'échelle d'un état entier, mais régulièrement de manière ciblée vers certaines minorités que les régimes ne souhaitaient pas voir se développer... A chaque fois sans succès.



❌ Le féminisme européen

Se voulant libérateur des femmes et de leur seul rôle de mère qui leur a été imposé pendant des siècles, il a été prôné d'une manière telle qu'il a en réalité aggravé la situation... Il a encouragé les femmes seules à avoir des enfants, quitte à devoir se passer du père et affronter seules ce qui est déjà l'enfer sur Terre à deux.

Pour l'idéologie libératoire, on repassera...



❌ La laïcité imposée

Presque tous les mouvements religieux prônent le mariage, la fidélité, et la procréation abondante, suivant le fameux « soyez féconds » de la Genèse.

L'émancipation de la religion, qui est parfois passée par l'interdiction totale de celle-ci, a-t-elle produit un quelconque résultat au niveau de la baisse de la natalité ? La réponse est non.
  ✅ L'éducation des jeunes filles

C'est sans doute la solution la plus efficace. Il a été prouvé à maintes reprises que la natalité est inversement correlée au niveau d'instruction des femmes, et que de vastes campagnes de soutien à l'éducation des filles produit des résultats rapides et significatifs.

Ce n'est pourtant malheureusement pas un sujet très populaire en matière d'aide humanitaire. Montrer des jeunes filles épanouies dans une salle de classe, c'est beaucoup moins « vendeur » pour attirer les dons que d'appitoyer avec des enfants décharnés au gros bide...



✅ Le post-féminisme coréen

Oubliez Sandrine Rousseau ou Fadela Amara... Là où les mouvements féministes européens veulent légaliser les PMA/GPA pour les femmes seules, les coréennes du sud ont compris l'essence même de l'ultime libération.

Faire des enfants, ça n'a absolument rien de féministe. La famille, c'est avant tout le patriarcat. Les rois de notre passé ont favorisé bien volontiers l'éducation de leur descendance et la recherche d'un « bon parti » pour celle-ci, au détriment du développement de leur pays.

En refusant la famille, les coréennes ont repris la pleine propriété de leur vie, et sans avoir eu besoin de l'aide de politiciennes inutiles.



✅ Une société méritocratique

Dans les pays occidentaux, la plupart des étudiants et des salariés n'ont aucune raison de chercher à briller. Se contenter d'obtenir la moyenne donne le même diplôme en chocolat qu'au major de la promotion... Par suite, dans le monde du travail, ceux qui recherchent la performance ne sont vus que comme de vulgaires arrivistes à l'éthique discutable.

C'est pourtant dans les pays où le système educatif et social est particulièrement compétitif que la natalité est la plus faible.

Lorsque les individus savent que leurs efforts intensifs peuvent réellement produire des résultats, ils sont de suite conduits à mettre de côté les enfants, qui ne sont finalement que des freins à leur ascension sociale.

A nouveau, les chinois et les coréens ont testé pour nous. Ceux qui sont issus de familles rurales traditionnelles y ont une réelle chance de faire partie des classes aisées par leur travail acharné, et le résultat est sans appel sur la natalité.


Paradis... Ou Enfer ?



Les plus irréductibles vont avancer que mettre un terme à ce slop nataliste ne transformerait en rien la Terre en paradis, et que retourner au niveau de peuplement du Moyen-Age ne ferait que nous y ramener. Cela aurait été sans doute vrai aux débuts de l'ère industrielle...

Mais nous visons désormais dans l'ère de l'information.

La disparition d'un grand nombre d'être humains, et la possible extinction de certaines communautés culturelles n'en détruira désormais plus le savoir, comme cela a pu être le cas avec certaines civilisations antiques.

[De l'âge de pierre à l'âge de l'information]

Par ailleurs, nous n'avons plus besoin de mentors professionnels ni de « petites mains » sous-payées et exploitées en grand nombre, car nous pouvons disposer d'armées de machines laborieuses et d'un savoir accessible gratuitement.

A partir du moment où le processus est enclenché - il n'y a pas besoin de faire autre chose que de mettre un terme à tout ce qui stimule les naissances - on sera loin de manquer de temps pour mécaniser une grande partie de notre société d'ici à ce que la population se soit substantiellement contractée.

Une fois ceci fait, ce sera la fin des emplois inintéressants et dégradants pour la santé physique. Mais accessoirement, ce sera aussi la fin des pandémies et de leurs confinements abscons dont on paye encore les conséquences sur la santé mentale de nos concitoyens.

Le paradis est à portée de main !



Arrivé à ce stade, vous devez probablement penser que tout cela est extrêmement hypothétique, et que ce qui précède ne sont que des incantations dignes de la magie noire. Et vos doutes sont tout à fait légitimes...

Voyons donc maintenant ce qu'il se passe dans quelques pays à la fois non surpeuplés et plutôt isolés, ce qui va vous convaincre !

🌍 L'islande
Le pays compte environ 380 000 habitants pour une superficie de 102 775 km2. Comparé à la France, cela représente environ trente fois moins d'humains par mètre carré de territoire.

[Carte de l'Islande]

Le taux d'homicide fait partie des plus bas parmi les pays développés. Il y a même certaines années où aucun meutre n'a été recensé sur toute l'île (notamment 2003, 2006 et 2008) - les autres années, il s'agit généralement d'un mari qui tue l'amant de sa femme. Il n'y a aucun grand banditisme qui se fusille à qui-mieux-mieux façon banlieues françaises en Islande.

La faible démographie est citée à plusieurs reprises dans les études comme étant un élément clé contribuant à cette sécurité.

Le pays est classé troisième suivant l'IDH (Indice de Développement Humain) et même premier lorsque cet indicateur est ajusté en tenant compte des inégalités d'éducation et de revenu. Malgré l'exploitation des ressources géothermiques et son industrie de l'aluminium, c'est également le pays le moins pollué au monde.

🌍 La Norvège
Un exemple très intéressant qui diffère du précédent par plusieurs points, bien qu'étant de culture similaire. Le pays héberge environ 5,6 millions d'habitants sur un territoire de 385 207 km2, c'est dix fois moins d'humains par unité de surface comparé à l'état champion du monde des impôts.

[Un fjord en Norvège]

Un des arguments de ceux qui soutiennent une natalité frénétique, c'est qu'avec une faible population, il deviendrait difficile de produire des richesses. Il se trouve qu'à l'inverse de presque tous les pays du monde qui ont une dette souveraine, la Norvège a un fonds souverain. Fin 2025, son encours a dépassé les 2000 milliards de dollars. Ah c'est sûr que ça a une autre tête que les Etats-Unis avec leur 350 millions d'habitants et leur dette de 38 000 milliards de dollars...

Le royaume des fjords multiplie les records :
  • meilleur niveau de libertés publiques ainsi que de liberté de la presse au monde
  • pays où les habitants sont le moins stressés au monde
  • il n'y a aucun individu adulte analphabète dans le pays
A côté de cela, la Norvège se classe deuxième à l'IDH et troisième en termes de qualité de vie. Le taux de chômage y est de 3,7 %.

En termes de sécurité, le taux d'homicide annuel est de 0,5 pour 100 000 habitants. C'est deux fois moins qu'en Islande (!)

🌏 L'Australie
Sixième pays au monde par sa superficie de 7 741 200 km2, il n'est que 55ème au classement de la population, avec 27 millions d'habitants. Ramené à l'unité de surface, c'est comparable à l'Islande.

Le pays se classe cinquième à l'IDH. Mais dans le domaine du bien-être humain, l'Australie est surtout connue pour la ville de Melbourne, désignée depuis de nombreuses années par le journal The Economist comme la grande ville la plus agréable à vivre au monde.

[Melbourne en Australie]

L'Australie est l'un des rares pays où le PIB par habitant dépasse les 60 000 $ par an, avec les Etats-Unis, l'Irlande, la Norvège et l'Islande (tiens donc) - et devant toutes les monarchies pétrolières, où ce niveau n'est pas atteint.

Extrêmement riche culturellement, l'Australie attire depuis longtemps les citoyens du monde entier, ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes... Mais malgré cela, le taux d'homicide reste au-dessous de celui de l'Islande, à 0,9 pour 100 000 habitants.

En termes de sécurité, vous avez sûrement déjà entendu qu'en Australie, les commerçants ne ferment jamais leurs magasins lorsqu'ils le quittent pour la pause déjeûner - y compris les bijoutiers. Il n'y a pas non plus de portiques anti-vol dans les supermarchés, ce qui a permis aux étudiants français présents sur place de se servir allègrement tels de bons sauvages. Depuis, voler dans un commerce est désigné par les australiens sous le terme de French shopping, bonjour la réputation...


Envie que votre pays de résidence se transforme en l'un de ces paradis ? Vous savez donc ce qu'il vous reste à faire : voter pour ceux qui souhaitent mettre un terme au population slop. Vous dites ? Aucun parti ne vous le propose ? Ca alors, comme c'est dommage...

Il ne vous reste donc plus qu'à voter avec vos pieds.

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