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Le livre interdit
Cœur à corps de Jessie Auryann
[Télécharger le livre]
[Qu'en penser ?]
Ce qui interpelle le plus, ce n'est pas le livre... Mais le fait qu'il soit interdit
Car souvenez-vous...
CEUX QUI ONT BRÛLÉ LES LIVRES
ONT FINI PAR BRÛLER DES HOMMES
Je sais ce qu'on va me dire : « on ne peut pas comparer ce qui n'est
pas comparable », mais la réalité c'est qu'on le doit. L'empire du
Politiquement Correct, dont l'origine et les fondations sont liées
aux pires événements du 20ème siècle, ne fait que passer son temps
à semer les graines du retour des
« heures les plus sombres ».
Evidemment La Revue ne pouvait pas ne pas passer à côté de ce nouvel
acte de muselage en règle. Car oui, ce n'est pas le livre en lui-même qui est
intéressant... Mais le fait que toute la néo-bourgeoisie réseau-socialiste se soit
déchaînée pour en réclamer l'interdiction, en postant à la chaîne des
« C 1 SKANDAL !!! » dans leur français approximatif habituel.
Ont-ils pris le temps de se poser les bonnes questions ? De s'intéresser à l'auteur
et de lire les annexes de l'ouvrage ? En bref, ont-ils fait fonctionner leur cerveau ?
Est-il toujours « interdit d'interdire » ?
Les écrits ont régulièrement dérangé bien plus que les guerres ou les exécutions
sommaires pour trahison ou hérésie, contre lesquelles peu répondaient
présent quand il s'agissait de les dénoncer. Les auteurs étaient des cibles faciles,
souvent désargentés.
Mais ceux-ci ont résisté courageusement, en se faisant un malin plaisir de choquer
encore davantage en retour, histoire de faire réfléchir.
Les donneurs de leçons de morale se sont attaqués
à des textes devenus depuis des monuments de la littérature. Et tout cela
avec pour seul argument que c'était, selon eux,
« de la perversion » et
« en aucun cas de l'art », en cherchant à discréditer
ou à traîner plus bas que terre l'oeuvre et son auteur.
D'ailleurs, ce comportement témoigne d'une si grande
intelligence qu'à l'ère de l'information, on peut le résumer en une simple ligne
de code :
printf("Ce n'est pas %s, c'est %s", art[p:=rand(n)], insult[p]);
Ca marche étonamment bien, et c'est adaptable
à tous les genres artistiques. Même pas besoin du chatbot dernier cri
pour publier ça sur une quelconque feuille de chou.
« ce n'est pas un livre, c'est un torchon »
« ce n'est pas un tableau, c'est une croûte »
« ce n'est pas une sculpture, c'est un tas de merde »
Je ne pense cependant pas que Cœur à corps deviendra un classique de
la littérature française.
Oui, c'est d'un autre style que Charles Baudelaire ou Gustave Flaubert... Mais
le schéma reste le même. Ca rabaisse, ça dénigre, ça calomnie.
Un livre ne devrait jamais être interdit, ou l'auteur être la cible d'un procès
simplement pour l'avoir écrit, du moins dans un pays se voulant
« civilisé » et avec des « droits ». A quoi
sert un droit si on ne peut pas l'exercer ? Ici, on parle bien d'une romancière
qui n'a été forcée par personne pour écrire son livre, et qui ne force
non plus personne à le lire, comme elle le rappelle dans son avertissement initial.
Pourquoi faut-il sans arrêt rappeler aux
néo-bourgeois que
les pistolets ou les couteaux ne tuent pas, et que ceux qui les
fabriquent ne tuent pas non plus. Ceux qui tuent,
ce sont ceux qui s'en servent contre autrui.
Quant aux membres du
camp du bien, ils vont encore invoquer leur
« principe de précaution » inepte pour justifier
qu'il faut tout interdire. Surtout ce qui est sans danger, comme un livre ou
une chaîne de télévision. Ce sont pourtant les mêmes qui braillaient contre
les interdictions à grand renfort de slogans « coups de poing »
il y a 58 ans.
C'est à se demander pourquoi ils n'ont pas déjà lancé des poursuites contre
tous les prêtres de France au nom de leur sacro-saint principe
pour en protéger les petits garçons...
Pourquoi mettre à disposition un tel ouvrage ?
[ Vous pouvez passer cette section narcissique et accéder directement au téléchargement du livre si vous préférez. ]
Généralement, je propose plutôt sur mon site des livres, séries ou films que j'apprécie
tout particulièrement.
Mais ici, la démarche est la même qu'avec mon
article n° 17 où j'avais publié le fameux
manifeste de Justin P. lié à l'affaire du lycée Notre-Dame-de-Toutes-Aides,
alors qu'il est bien évident que je ne cherche pas à défendre
ce fou furieux - qui n'est d'ailleurs toujours pas en prison.
La couverture du fameux manifeste
On lisait énormément de contre-vérités sur ce document. Un jour, le tueur était
d'extrême-gauche dans la mouvance de l'écologie radicale. Le lendemain c'était devenu
un admirateur de Hitler. Ma page fit alors une bonne mise au point
par rapport à ce que nous racontaient tous ces Homo Journalisticus.
Eh bien trente articles plus tard, c'est exactement pareil avec Cœur à corps.
Vraiment, rien n'a changé... Incapables d'apprendre de leurs erreurs,
c'est très très grave leur cas.
Lien vers l'article sur lematin.ch
Personne n'a fait son putain de boulot et pris la peine de lire les différents textes
additionnels, afin de se renseigner un minimum sur l'auteur et sur ses intentions.
Tout cela est détaillé dans la
dernière partie de cet article.
Et pour ceux qui l'ont lu a minima, le livre aurait-il dérangé parce que certains
se sont reconnus dans les personnages ? Cela se pourrait bien...
La mise à disposition du livre ici même est également une nouvelle occasion
de rappeler que toute cette censure ne sert à rien et n'a aucun putain de sens.
La censure, ça n'a jamais fonctionné et ça ne fonctionnera jamais.
Cela va toucher ponctuellement les intérêts financiers d'un auteur ou d'un éditeur,
mais les idées se moquent éperdument de l'argent. De même que ceux tenant
un site indépendant, et qui n'hésitent pas à se passer de la permission des
bien-pensants. 😈
On ne se laisse pas censurer ici
Sachez qu'il y en a même qui seront prêts à risquer leur vie pour défendre
leurs idées. Etant donné que Jessie Auryann a publié son adresse e-mail,
il me paraît malheureusement évident qu'elle doit recevoir son lot de menaces de mort.
Messieurs les censeurs, cessez de tenter d'interdire ou d'essayer
de contrôler Internet : vous perdez votre temps.
Seul le second livre de la duologie est disponible
Cœur à corps fait partie d'un ensemble de deux livres, et le premier opus
se nomme Corps à cœur... Ah oui, il ne faut pas confondre !
C'est ce second tome qui a déchaîné les passions... La polémique ne s'est toutefois
déclenchée qu'à partir du début de 2026, alors que le livre date
d'octobre 2024. Et bien que le tome 1 ne semble pas avoir posé plus de problèmes
que ça, je n'ai pas été en mesure de mettre la main dessus...
Même ce second tome a été très difficile à trouver, et j'aurais souhaité pouvoir publier
cette page plus tôt ! Mais il faut croire qu'il suffit d'attendre que l'orage
passe... Je vous le propose donc au format standard EPUB que vous pourrez utiliser
avec votre lecteur hors-ligne ou logiciel préféré, mais aussi en PDF.
⋙ Cœeur à corps, Jessie Auryann (2024) -
EPUB, 1,3 Mo | PDF, 1,9 Mo ⋘
Cliquer sur le lien EPUB devrait ouvrir une fenêtre de téléchargement, tandis que
pour le PDF celui-ci s'ouvrira directement dans un nouvel onglet de votre navigateur.
Pour ceux qui ne voudraient s'aventurer vite fait que dans quelques chapitres,
sachez que la narration est un peu particulière... Le roman est à la première
personne, mais le narrateur n'est pas toujours le même. Tantôt c'est un homme, et
dans d'autres chapitres c'est une femme...
Chaque chapitre a pour titre le nom du personnage jouant le rôle du narrateur
et ce qu'il s'y passe a lieu avec son point de vue.
Les titres des chapitres se répètent donc tout au long de l'ouvrage.
Que penser du livre et de l'auteur ?
Je ne vais pas vous faire une fiche de lecture de Cœur à corps ici...
C'est avant tout le procès d'intention qu'on a fait au livre qui m'a conduit
à écrire l'article.
Rapidement : oui Jessie Auryann ne tourne pas autour du pot. Oui,
c'est brut et cru, les descriptions sont poussées au maximum, et c'est clairement
tourné pour écoeurer. C'est écrit dans un genre qui n'est pas spécialement
littéraire avec des expressions que l'on retrouverait plutôt sur les réseaux
sociaux du style « il doit être en PLS », ce qui
a pu alimenter la machine à critique dans la catégorie
« ce n'est pas de l'art ».
Le livre ne comporte pas de photo, d'image ou de dessin de quelque
sorte que ce soit. En dehors de l'illustration de la couverture,
il n'y a que du texte. Et pousser à grands coups de
pétitions et de menace de procès l'interdiction d'un simple texte,
c'est la marque de fabrique des sympathisants d'une
idéologie peu fréquentable.
Sans le moindre doute possible, l'auteur n'est ni la perverse ou la dangereuse
malade qui nous a été présentée.
Si vous ne devez lire qu'une chose, c'est la
note de l'auteure en fin d'ouvrage (je ne cautionne cependant pas l'orthographe).
Que ce soit avec le PDF ou le EPUB, vous pouvez vous y rendre directement en cliquant
sur les liens de manière à passer l'intégralité du roman si vous ne souhaitez pas le lire.
C'est à la page 9 du
PDF
Dans le cas où vous ne voudriez pas du tout ouvrir les fichiers, on y apprend
que le but de l'auteur était justement de réprouver, c'est à dire l'inverse de
« faire de l'apologie ». Il n'y a même pas
de doute possible, et une fois de plus tous les moutons TikTok/Twitter/X/whatever
se sont contentés de bêler ce qu'avait déjà beuglé tous ceux qui ne savent lire
qu'en diagonale (ou qui ne savent pas lire du tout en fait).
La première comparaison qui m'est venue à l'esprit, c'est celle avec le film
Zero Dark Thirty (lien Wikipédia) retraçant la traque de Oussama Ben Laden.
On y retrouve plusieurs scènes « d'interrogatoire renforcé ».
Bien que tout le monde connaisse l'orientation politique de Hollywood, cela n'a pas
empêché le film d'être qualifié de « pro-torture ».
Heureusement, en 2012 une majorité de gens ont encore
la tête sur les épaules pour se rendre compte qu'en réalité,
le film dénonce ces méthodes.
En réalité, les seuls qui seront émoustillés par ces scènes dans le film ou par
les passages les plus explicites du livre
sont ceux qui ont déjà un problème à la tête, et qui n'ont absolument
pas eu besoin d'une quelconque oeuvre pour devenir de gros tarés.
Tout cela donne aussi son sens au sous-titre de Cœur à corps :
les monstres ne se cachent pas que sous les lits.
Etant donné que ce type de littérature
(appelée désormais « dark romance » car
ça fait plus smart que « pornographie ») est surtout
lue par des femmes, Jessie Auryann voulait interpeller ses lectrices,
pour bien leur faire réaliser quelle est la réalité des hommes qui vivent dans ce monde,
et les inciter à ne pas sombrer dans le pire sous l'effet de leur emprise. Ils ne
sont en rien les « princes charmants » fantasmés par les jeunes
filles, et qui vont venir les sauver du croque-mitaine caché dans le placard.
Et honnêtement, pour une fois c'est loin d'être de l'hystérie à la #metoo,
l'actualité ne peut pas donner tort à l'auteur.
Elle indique par ailleurs, dans cette fameuse note, avoir eu du mal à écrire
le livre et s'être posée la question de savoir si elle allait le publier ou non.
Franchement on peut saluer ici un certain courage de sa part, et les féministes
devraient même la remercier en fait... Elle plaide bien plus pour la cause
que les folasses de l'Assemblée Nationale.
Une citation servant d'introduction au roman est d'ailleurs sans équivoque,
je la reproduis ici pour ceux qui ne souhaitent pas ouvrir le PDF ou l'EPUB.
« Les prédateurs ne meurent jamais, contrairement aux victimes, parce qu'ils sont interchangeables. Une monstruosité se substitue à une autre et on recommence. »
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– Andrea H. Japp |
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Elle conclut sa note avec plusieurs chiffres ayant trait à la violence contre
les enfants, fournis par l'UNICEF et l'OMS. Des questions ?
Jessie Auryann a choisi de choquer pour passer son message,
et elle n'est pas la première. Et autant le dire de suite,
elle ne sera pas la dernière. Il serait temps que tous les débiles pro-censure
se rendent compte de ce qu'il se passe en dehors de leurs followers sur
Insta-crame, plutôt que de s'en prendre à ceux qui rédigent du simple texte.
Non, ils n'ont pas pointé un flingue dans votre direction...
Sans compter qu'ils sont ridiculissimes à écrire « ped0 » ou
« vi*l » (et même parfois juste « v. »)
dans leurs diatribes, pour « pédophile » et
« viol ». En fait ces gens ont même carrément peur des mots.
Pas étonnant que les possibilités d'expression se restreignent de jour en jour sous
les diktats de tels énergumènes.
Je vais recycler la conclusion de ma page sur le roman 1984, en
citant George Orwell : « Si la liberté a une quelconque
signification, elle signifie : le droit de dire ce que les gens ne
veulent pas entendre. »
Notez que j'ai fait l'effort de la traduire, pour ne pas que
les influenceuses de Dubaï me disent
« lenglé cé tro dure g pa konpri ».
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